À une époque où les liens sociaux s’effritent et où les conflits internationaux entraînent une hausse du prix du carburant, se déplacer devient de plus en plus coûteux. En Belgique, le prix des carburants a fortement augmenté ces dernières années, poussant de nombreux citoyens à revoir leurs habitudes. Les transports en commun apparaissent alors comme une alternative plus économique, mais aussi plus humaine. Le réseau TEC a d’ailleurs enregistré une hausse de fréquentation ces dernières années, avec plus de 150 millions de voyages en 2025. Pour comprendre cette évolution sur le terrain, nous avons rencontré Sylvie (nom d’emprunt), 31 ans, conductrice TEC au dépôt de Mons, qui nous parle de son métier.
Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir conductrice de bus ?
J’étais éducatrice spécialisée, mais le métier ne me convenait plus tout en me laissant ce besoin de contact humain. Un ancien collègue, lui aussi passé au transport, m’a proposé d’essayer : l’idée d’un emploi stable en CDI, d’un permis en plus et d’un travail qui conserve le lien social m’a séduite. En testant, j’ai découvert que la conduite et le contact avec les usagers correspondaient bien à mes valeurs et à ce que je recherchais professionnellement.